
Bilan d’étape Voilà neuf ans que Contribuables Associés donne une cote, chaque année, aux députés de la nation.
Pourquoi cet argus parlementaire ? Nombreux sont ceux qui nous posent la question. La réponse est simple. Nous entendons informer nos adhérents et nos lecteurs, de la manière la plus objective possible, sur l’action de leur député.
Objective ? Oui, car si les critères que nous utilisons – vote de propositions de loi, présence aux rendez-vous parlementaires que nous organisons à l’Assemblée (voir ci-contre) – nous sont propres, ils sont clairs et aisément vérifiables.
A chacun, au vu de ces résultats, de soutenir ou non son député, et de voter pour lui ou non le moment venu. Certains, parfois, se disent heurtés par notre démarche. Surtout ceux qui sont mal cotés, curieusement…
Noter des députés n’est-il pas un peu réducteur ? Si, cela pourrait l’être si on considérait cet argus comme ce qu’il n’est pas : un jugement définitif et absolu. Une note n’est jamais qu’une note, c’est un élément parmi d’autre pour se faire une idée sur l’action d’un député. Et il n’est pas interdit de faire des progrès d’une année à l’autre.
L’argus est un bilan d’étape, un moyen pour l’électeur de vérifier que le député à qui on a donné son suffrage agit de façon conforme à ses attentes. « Vous voulez remettre à l’honneur le mandat impératif ! », nous dit-on alors.
Non, nous ne souhaitons pas voir revenir une telle pratique, déclarée illégale sous la IIIe République.
Chaque élu doit être libre de son vote, ou devrait l’être. Mais nous estimons indispensable de rappeler aux députés, qui, pendant la campagne 2006-2007, nous assuraient de leur volonté farouche de réformer la France (on parlait même de rupture à l’époque), qu’ils sont là pour nous représenter et pas pour profiter des avantages que leur procure leur fonction.
Les notes que nous donnons aux députés mesurent la proximité entre les 140 000 adhérents de Contribuables Associés et leur député. En signant nos propositions de loi, les élus s’engagent en faveur des réformes que nous soutenons ; en se rendant à nos rendez-vous parlementaires, ils n’hésitent pas à se montrer publiquement à nos côtés. Ceux qui ont le courage de le faire méritent d’être signalés. Ceux qui n’osent pas – ou ne veulent pas – aussi...
NB. Pour des raisons techniques, la proposition de loi de Lionnel Luca, député des Alpes Maritimes, visant à supprimer totalement l’ISF, n’a pas été retenue dans l’argus 2008. Nous la soutiendrons à nouveau avant la fin de l’année, et elle figurera dans l’Argus 2009.