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28-1-2009 Article sur RSE Paca
Philippe VITEL nous livre son regard sur le développement d’un territoire qui entre mer et montagne doit jalousement protéger ses richesses.
par : . -
publié le [28/01/2009 - 18:35]
    
Philippe Vitel : Député du Var et Vice Président du Conseil Général
Du bleu au vert, le Var décline les couleurs du développement durable
Philippe Vitel est député et Vice-président du Conseil Général du Var. C’est en qualité d’élu territorial qu’il ouvre cette newsletter consacrée à son département et nous livre son regard sur le développement d’un territoire qui entre mer et montagne doit jalousement protéger ses richesses.

Pourquoi le développement durable est-il le seul mode de développement possible sur un territoire comme le Var ?
Il faut sortir du dogme qui fait du développement durable quelque chose de nouveau car depuis mon arrivée au Conseil Général, il y a 13 ans, c’est la ligne directrice de la politique menée par Hubert Falco. Nous avons en effet le souci d’un développement harmonieux du département afin de créer suffisamment de ressources pour que les nouvelles populations varoises ne se paupérisent pas et trouvent leur place dans le tissu économique. Il ne faut pas oublier que nous avons 35000 nouveaux arrivants chaque année, sur une population de 986 000 habitants cela fait 3% d’augmentation par an. Nous souffrons aussi d’un déséquilibre territorial dans ce département avec une bande côtière hypertrophiée et un arrière pays en rupture avec le développement observé. En réponse, nous prônons des politiques allant dans le sens d’une harmonisation territoriale. Nous avons construit nos politiques sur des espaces de cohérence territoriale. Chacun des 8 territoires qui constituent le Var a sa propre politique de développement et d’innovation.
Longtemps nous avons regretté que notre département soit en retard par rapport à ses voisins. Aujourd’hui nous considérons que c’est une chance qui va nous permettre de maîtriser notre environnement et notre développement. Nous ne le concevons que  dans une démarche de qualité qui transparaît dans tous ce que nous faisons.
Notre action s’appuie sur les trois piliers du développement durable.

Quelles sont les axes de développement ?
Le Var est un département qui se tourne enfin vers la mer et prend conscience de la position géostratégique qui est la sienne, conscience que cette mer est un joyau en péril et que c’est un espace à l’esthétique unique que nous devons conserver.
Ces constats ont orienté tout le cahier des charges de notre pôle de compétitivité mer. Aujourd’hui le pôle de compétitivité mer est inscrit dans le développement durable maritime. Il est certes durable en termes économiques, aujourd’hui 90% des transferts se font par la mer, mais il doit l’être aussi en termes environnementaux car la Méditerranée est une mer assez fermée, avec juste Gibraltar comme ouverture ce qui entraîne des difficultés de renouvellement et des problématiques de biotope et implique une prise en compte de ces pollutions dans les choix stratégiques de développement économique.

Quelles sont les grandes démarches de développement durable que vous avez mises en œuvre au conseil général ?
Aujourd’hui nous avons adopté des chartes environnementales dans tout ce qui est construction et mais aussi dans les zones d’activités. Saint Raphaël, dont je suis très fier, a la première zone d’activités varoise à avoir été certifiée. C’est la seconde en PACA. C’est le résultat des délibérations qui ont été votées l’année dernière sur le niveau de qualité environnementale vers lequel nous voulons emmener les zones d’activités. Aujourd’hui, tout ce qui est bâtiment est construit dans les normes de la qualité environnementale Nous avons par exemple construit deux collèges équipées de chaudières à bois. Nous prenons aussi le train des énergies alternatives pour équiper nos bâtiments départementaux.

Vous êtes député et conseiller général alors en quoi le grenelle va-t-il se décliner sur le var et pour quel bénéfice ?
Le Grenelle 1 était nécessaire car il a contribué à la prise de conscience et au renforcement des axes vers lesquels on doit multiplier nos efforts. Le Grenelle 2 marquera le début de la validation des actions à mener. Dans le Var un secteur va particulièrement bénéficier du Grenelle, c’est celui des ordures ménagères. Aujourd’hui nous avons de gros problèmes. D’un côté, nous avons l’usine d’incinération de Toulon et de l’autre la décharge du Balançan qui conservait les ordures du Haut-Var et de l’Est du département. Celle-ci doit fermer ses portes après une rallongez de 10 ans, c’est l’occasion de repenser le mode de traitement des ordures ménagères en fonction des normes du Grenelle et de développer dans le département une politique cohérente de valorisation des déchets

Certains paris sur l’avènement des marchés verts pour repousser la crise financière. Qu’en pensez-vous ?
Je crois qu’aujourd’hui la crise financière est une difficile épreuve mais elle nous permet d’ouvrir les yeux sur ce que nous ne voulions pas voir : les effets pervers de la mondialisation qui est aussi l’échelle à laquelle doit se développer le développement durable au service des rapports nord/sud. Ce que met en exergue cette crise, c’est l’injustice entre les peuples et avec un système économique qui n’est plus personnalisé cette crise. Mais cette crise doit nous permettre de nous ouvrir aux autres avec des politiques équilibrées et solidaires. La crise est pour moi l’occasion d’une ouverture vers des politiques solidaires au niveau planétaire.
Quand on observe aujourd’hui les crises dans le monde qui sont liées à l’énergie, demain ce sera l’eau. Au travers de cette crise globale nous devons ouvrir nos esprits à ces nouveaux enjeux qui constituent pour moi le challenge et le risque majeurs pour notre humanité.
http://www.var.fr/dispatch.do


par : . - publié le [28/01/2009 - 18:35]

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