Le 17 décembre 2004, le Conseil européen débattra de l’ouverture et des conditions des négociations relatives à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
Je suis personnellement favorable à l’instauration d’une coopération renforcée avec la Turquie sans pour autant qu’elle ne devienne membre de l’Union européenne.
Cette position est le fruit d’une réflexion poussée sur la question qui m’a permis de prendre conscience des enjeux notamment pour la Turquie mais aussi pour l’Union européenne tant au niveau des responsables politiques, économiques et surtout des peuples.
Aujourd’hui la Turquie est très loin de l’Europe sur plusieurs plans :
-sur le plan géographique, le territoire turc ne comprend que 3% d’espace européen ce qui est infime.
-sur le plan économique, malgré quelques améliorations, les efforts doivent se poursuivre. Le déséquilibre entre la partie occidentale et la partie orientale du pays reste criant.
-sur le plan politique, la Turquie a fait récemment de grands progrès, mais il faut aussi que les évolutions législatives soient intégrées par la société turque.
-Beaucoup reste à faire pour l’adhésion à la laïcité, pour les droits des minorités ou pour l’égalité entre les hommes et les femmes qui est loin d’être assurée.
Sans oublier le chemin qu’il lui reste à parcourir sur la reconnaissance du génocide arménien.
Pour toutes ces raisons j’ai adhéré au groupe parlementaire, co-piloté par ses collègues Philippe PEMEZEC et Richard MALLIE, contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, qui a pour objectif d’expliquer aux français et de les convaincre du bien fondé de leur position relative à cette question.
La priorité aujourd’hui pour les Européens est le vote de la Constitution, afin d’approfondir l’idée d’Europe politique, et non le vote pour ou contre l’adhésion de la Turquie.
Philippe VITEL
Député du VAR
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publié le [15/12/2004 - 09:12]
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