VIOLENCES URBAINES
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Le bilan des violences urbaines en quelques chiffres :
- 11 200 policiers et gendarmes mobilisés.
- Environ 8 800 voitures brûlées depuis le début.
- 215 véhicules brûlés dans la nuit du 14 au 15 novembre contre 284 la veille, 60 en Ile de France.
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Ce n’est pas la première fois que la France est confrontée à des violences urbaines (Vaulx-en-Velin en 1990, Mirail à Toulouse en 1998, Tarterêts à Corbeil-Essonnes en 2000, Vitry-sur-Seine en 2001, Les Mureaux ou Evreux en 2002) mais c’est la première fois où elles sont suivies par autant d’interpellations et de condamnations à de la prison ferme :
- 2 838 personnes interpellées, dont 70% sont connues des services ;
- 2 734 personnes placées en garde à vue depuis le 29 octobre (près de 45% de mineurs) ;
< 761 majeurs déférés devant la Justice, dont 639 en comparution immédiate ;
- 489 majeurs placés sous mandat de dépôt, dont 375 ont été condamnés à de la prison ferme ;
- 494 mineurs présentés à des juges pour enfants, dont 108 placés sous mandat de dépôt
Au total, ce sont 597 individus majeurs et mineurs qui ont été écroués, dont 489 majeurs et 108 mineurs.
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Une application mesurée et responsable de la loi sur l’état d’urgence :
- 6 départements concernés
- 30 infractions à des « couvre-feu » relevées.
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La police judiciaire obtient des résultats rapides dans les enquêtes qu’elle mène :
Après le terrible drame d’Epinay sur Seine et la mort d’un père de famille sauvagement agressé devant sa femme et sa fille, les enquêteurs de la PJ ont arrêté dans les deux jours deux des trois meurtriers présumés, et le troisième a été interpellé dans la matinée du mercredi 9 novembre par le SRPJ de Limoges.
Il aura donc fallu à peine 12 jours pour arrêter les coupables présumés de ce meurtre.
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Restaurer l’ordre et interpeller les émeutiers est une priorité. Mais nous voulons aussi nous attaquer au problème de l’économie souterraine et aux formes de criminalité qui l’accompagnent.
L’action des 29 Groupements d’intervention régionaux (GIR) de la métropole joue à cet égard un rôle essentiel. 288 fonctionnaires de police et gendarmes luttent à plein temps contre la criminalité organisée. Leur bilan est déjà éloquent : 1 600 enquêtes ont permis l'interpellation de 12 000 personnes avec 3 205 mises sous dépôt. Quant aux saisies, elles portent sur 27 millions d'euros, 1 500 armes, 5 tonnes de cannabis, 100kg de cocaïne, 1 300 véhicules achetés avec l'argent de la drogue et des trafics.
Depuis le début des violences urbaines, plusieurs opérations ont été menées. 12 ont d’ores et déjà abouti, conduisant à une quarantaine d'interpellations dans des affaires de grand banditisme ou de drogue. Une dizaine d'opérations lourdes dans les quartiers sensibles sont programmées pour les prochains jours.
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Le ministre de l’Intérieur a demandé à ce que les étrangers qui ont participé aux émeutes urbaines et qui ont commis des exactions portant gravement atteinte à l'ordre public soient expulsés.
Plus d'une centaine d'étrangers, en situation irrégulière ou régulière, ont été interpellés. Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, a demandé aux préfets que, après examen individuel de leur situation, ils soient expulsés sans délai du territoire national : « Lorsqu'on a l'honneur de posséder un titre de séjour, a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale mercredi 9 novembre, on n'a pas à provoquer de violences urbaines ! »